S.1, Chapitre 3

L’effet « contre-coup »

Je suis assis sur le rebord de ma fenêtre. Le ciel est beau, car il est rouge et orange. Qu’est ce que je fais actuellement ? Excellente question : Rien.
D’ailleurs, ma vie et moi même sommes tous les deux la définition incarnée de ce mot, là : rien.
Il est moche ce mot je trouve.

Mon histoire ne ressemble à rien, ni à personne. Elle est comme un gribouillage que dessine un môme de 2 ans sur une feuille de brouillon : peut-être unique, certes. Mais ça ne ressemble à rien.
Mais bon ! Écoute, je suis né sans l’avoir demandé, mes parents m’ont eu sans trop s’y attendre d’ailleurs. Et puis un jour, je vais mourir aussi certainement sans le vouloir… Donc entre temps, ‘faut bien s’occuper, s’occuper à faire ce qu’il nous plaît. Et puis merde, profiter quoi ! Le truc, c’est que moi, je n’sais pas trop comment faire. Je suis un lycéen pas super original. C’est pour ça que ce mot « rien » et moi-même allons plutôt bien ensemble. 

Je m’appelle Timothée, j’ai 17 ans, et 18 en Octobre.
Je n’ai ni d’excellentes notes, parce que je n’ai pas d’excellents profs. En fait, le lycée me casse bien les bonbons.
J’aime le skate et faire de la guitare, même si je ne suis pas super doué. (pas du tout, même.)
J’aime les cheveux de Dalila quand il y a du vent. J’aime quand ses mèches enlacent sa nuque toute pâle.
J’aime bien mon chien, Circus. (Ce n’est pas le prénom que j’aime, c’est le chien hein…)
J’aime rester dans dans ma chambre, au bord de ma fenêtre, près de mon toit, avec la musique à fond dans mes oreilles.
J’aime les tags colorés sur les murs tout gris,
…Et l’astronomie.

Je trouve que les étoiles sont les plus belles choses qui existent (après Dalila). Elles sont là pour te faire lever les yeux, elles sont là pour briller dans ton regard, comme si elles utilisaient ta pupille pour s’admirer dans le miroir. Et quand une étoile meurt, elle explose et, en s’assemblant avec l’amas d’autres défuntes étoiles, une nébuleuse naît. C’est comme si elle ressuscitait. (C’est beau, hein.)
Comme une chenille qui se transforme en papillon, les cadavres d’étoiles se transforment en feux d’artifices de l’espace. Si c’est Dieu qui a vraiment tout créé, il aurait pu s’arrêter uniquement à la fabrication des étoiles. Il n’avait pas besoin de se casser la tête en créant inutilement toute cette humanité aussi glandeuse et stupide que Lui, pour rester là, sans rien faire après. Pas vrais?
Juste, un ciel avec pleins de trucs qui brillent dedans, et Dalila en dessous. C’est tout.

***

Sur le trottoir, je prends mon élan à toute vitesse, une clope entre mes lèvres, la chanson « Hot Blood » de Kaleo à fond dans les oreilles, et je laisse rouler mon skate droit devant. Le vent frais du soir me griffe le visage et passe sous mon tee shirt tâché. J’adore tracer en skate. J’aime faire tout rapidement, en fait !

Merde, ma boîte de cigarettes vient de trébucher de ma poche. Rha, je déteste me stopper dans mon élan !
Avant même que je passe mon skate sous mon bras droit pour ramasser mes merdes, quelqu’un a été plus rapide que moi et est en train de s’en occuper, alors je me baisse aussi pour les récupérer.

Dalila.

-« Merci, c’est sympa.
-De rien, tu n’es pas rentré en bus ?
-Non. La flemme.
-Ah, OK. Dis moi, n’aurai-tu pas vu Flo ? Elle devait venir chez moi pour m’aider à mon DM de maths, mais elle ne répond pas sur son téléphone. »

Je ne parviens pas à lui répondre. Le mot « Flo » a paralysé m’a respiration, et je commence à avoir chaud à la tête.

Il y a du sang, de partout, sur les chaussures de Raph, dans les mains de Jim, sur son tee shirt, sur le miens, il y a du sang sur le goudron, et partout dans les cheveux de Flo, sur son visage. Elle a les yeux fermés, elle est pâle et immobile. Pendant que j’appelle le SAMU, je secoue violemment Flo, persuadé qu’elle va se réveiller. Jimmy tremble, a les yeux grands ouverts, répète toujours les mêmes mots, et respire très bruyamment. On ne peut même pas rester avec Flo. Elle voulait dépasser un camion pour prouver qu’elle roule très vite à vélo. Tout cela n’aurait pas dû arriver. Mais c’est arrivé, puisque il y avait du sang, et il ne s’arrête pas de couler. Jimmy est rentré avec sa mère.
Flo ne répond plus sur son téléphone.

– » Tim ? Ce n’est pas grave si tu n’étais pas au courant qu’il y avait un DM en Maths, le prof pourra toujours te laisser un délais supplémentaire. »

Flo est aux urgences, Flo est aux urgences, Flo est aux urgences.

-« Eh oh ? Tu es sûr que ça va ? Calme-toi ! »
Elle pose sa main sur mon épaule, et remarque ces tâches rougeâtres. Son visage se fige, et elle me regarde avec des milliers de points d’interrogation dans ses yeux.

-OK, euh… Viens, viens t’asseoir.
– Flo est aux urgences. Flo est aux urgences. Elle a eu un accident.

J’aime croiser Dalila, que ce soit dans les couloirs du lycée, dans la rue, au magasin, sur la plage… Mais aujourd’hui je ne voulais pas qu’elle me croise, non, pas là, pas maintenant. Quand je veux la croiser, l’occasion ne se présente pas. Lorsque je ne veux pas la voir, eh bien l’occasion se présente. Ce fut le cas trois fois aujourd’hui… Le hasarD fait vraiment mal les choses, et je n’aime pas ça.

-Mais… Attends, quoi ? qu’est ce qu’il s’est passé ?
-Un accident, je viens de te dire.
-Non mais plus sérieusement, Timothée, tu ne vois pas que j’ai envie de prendre de ses nouvelles, moi aussi ? »
Dalila a l’air agacée, car elle lève le ton. Elle ne va pas commencer à m’énerver, elle aussi, hein.

Mon téléphone vibre dans ma poche. Ma mère… J’ai failli oublié que j’avais une mère parano.
6 appels manqués
Meeeeerde.

– » Attends, désolé ma mère m’appelle. Tais-toi, juste deux minutes. »

En fait, Dalila n’attend rien du tout, elle se barre. Elle est vraiment vexée pour rien.

« TIMOTHÉE ! UN PORTABLE, C’EST FAIT POUR RÉPONDRE QUAND ON T’APPELLE ! TU ES AU COURANT OU PAS ? MERDE QUOI ! CA FAIT PLUS D’1 HEURE QUE JE ME FAIS UN SANG D’ENCRE ! T’ÉTAIS OU ? TU SAIS QUE LA PROVISEURE M’A CONTACTÉE CE MATIN ? J’AI HÂTE QUE TU ME DONNES DES EXPLICATIONS !
– Oui bon, ça va, respecte mes oreilles s’il te plaît ! je rentre dans 15 minutes. »

Elle m’a raccrochée au nez.

Pour vraiment arriver dans 15 minutes, je choisis de prendre le bus. Je vais m’assoir au fond du bus mais pas trop, pas du coté de la fenêtre car il n’y a plus de places et ça me fait bien chier, finalement je cède ma place à une petite mémé toute souriante et son sac de courses qui doit peser aussi lourd que moi, je reste debout et un mec puant des aisselles se tient à 1cm de moi.
La joie des transports en commun.

Dieu-en-qui-je-ne-crois-pas merci, une place au fond près de la fenêtre vient de se libérer. Bousculades par-ci, « pardon excusez moi je dois descendre à cet arrêt » par là, mec puant des aisselles se décale, et enfin je m’assois.
Je pose ma tête contre la fenêtre pour regarder le paysage qui défile à la même vitesse que celle du bus. C’est à dire, à 3km/h.
La joie des transports en commun.
Puis ma tête tremble contre la vitre, donc je m’assois « normalement ». Ça ne sert à rien, de toujours vouloir se mettre du côté de la vitre, en fait. On ne peut même pas appuyer sa tête, puis il y a toujours la radio du bus au dessus de toi, avec du SkyRock à fond. Néanmoins, je passe un assez bon moment avec une chanson d’un de mes groupes préférés du moment, à fond dans mes écouteurs : All The Pretty Girls, de Kaleo. Le bus passe par une petite route, avec des bosses. A ma gauche, c’est un trottoir, avec des passants qui se croisent et s’effleurent presque, mais ne se parlent pas, ne se regardent pas, ne se disent pas bonjour. Au loin, en guise d’arrière-plan, il y a un champ de blé, et le soleil s’y couche presque dedans. Et je me dis que ce serait cool, si je le regardait s’endormir, ce soir.
Le bus s’arrête à un feu rouge aussi long que les cours d’anglais avec Madame Vanchelle, et j’ai toujours ce même paysage. Les gens marchent, presque tous dans la même direction, même si on se doute bien qu’ils prendront chacun un chemin différent au bout de la rue. D’autres marchent vites, ils sont très pressés, puis d’autres prennent leurs temps, ils en ont un peu rien à foutre de la vie et de l’heure affichée sur leur montres. C’est bien, d’être comme ça. C’est mieux, d’être comme ça. Puis j’me rends compte que chaque personne a un peu la même expression faciale, c’est à dire que personne ne sourit. Ils regardent le sol, et marchent… Puis je me rends compte que moi aussi j’ai un peu ce même style de visage, car je ne souris pas. Donc, pour me sentir différent, je fais un sourire forcé. 🙂
Mais je me vois dans le reflet de la vitre et je me trouve débile. Du coup je me remets en mode pokerface, comme tous les autres.
Des gens courent, marchent, s’arrêtent, vont, partent, reviennent, comme s’ils devaient vite aller jusqu’au bout du monde… Mais on sait bien que la destination sera pour tout le monde la même : cette nuit, ils seront dans leur lit. Puis le lendemain, si ça se trouve ils se recroiseront, ils s’effleureront presque mais ils ne se parleront pas, ne se regarderont pas, ne se diront pas bonjour, et auront cette pokerface en regardant le sol ou pire, leur téléphone. Mais il ne faut jamais regarder son téléphone, quand on marche, car on peut d’un coup se prendre un poteau dans la gueule et après, on passe pour un con. (Ça m’est arrivé la semaine dernière).
Finalement, on marche on marche, on a un but et une destination en tête, mais c’est une destination où on se rendra pour quelques minutes, ou quelques heures seulement. Au final, personne ne marche vers un objectif qui dure. Au final, personne ne marche en sachant réellement ou il va.
On se croise, on s’effleure presque, mais on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se dit pas bonjour.
Puis on avance, sans même savoir ou on va.
C’est un peu ça la vie.

Quand je passe le seuil de la maison, ma mère est assise sur le canapé, les mains dans le visage. Pitié, qu’elle ne remarque pas les tâches sur mon tee-shirt.

Elle est en larmes.

« -Tim… J’ai appris pour Flora, sa mère vient de m’appeler. Je… Je suis désolée de t’avoir crié dessus au téléphone, j’étais vraiment inquiète, puis je ne savais pas que…
– Ça va, ça va… Je suis là, je vais bien. « 
Elle fait semblant de ne pas avoir remarqué le rouge sur mon tee-shirt gris, en fermant les yeux quelques secondes, pour reprendre son calme habituel. Quand ma mère veut ignorer quelque chose, elle ferme toujours les yeux pour faire comme si elle n’avait rien vu. Pourtant, elle a vu. c’est juste que elle ne veut jamais voir la vérité en face, elle a toujours préféré les jolis mensonges. Moi, je n’aime pas les jolis mensonges fleuris, et c’est peut-être pour ça que je ne m’entends pas toujours très bien avec elle.
– Je t’accompagnerai la voir demain matin. Monte te changer, repose toi. Tu veux manger quelque chose ? Je t’ai fais du taboulet !
-Non je n’ai pas faim. Dis moi, est ce que elle est encore en vie ? Pourquoi on ne va pas la voir maintenant ? Comment elle va ? Dis moi tout ce que t’as dis sa mère.
Ma mère referme encore les yeux, et je vois presque sa gorge se serrer.
-Flora était au bloc opératoire tout l’après-midi. Elle est maintenant aux soins intensifs jusqu’à demain soir, si tout va bien. Tim, quand sa mère m’a appelée, Flo n’était toujours pas réveillée… Ce n’est même pas sûr que nous puissions la voir demain. Tu comprends ?…
-Ok, merci… Bon j’ai du travail donc… Je descendrai plus tard, mangez sans moi. »

Tu te doutes bien que je n’ai même pas lu un seul de mes cours. Je suis monté sur mon toit, comme j’aime bien le faire quand j’ai besoin de me retrouver un peu seul. Le soleil se couche, mais pas dans le champ de blé cette fois-ci. Le soleil s’allonge dans les draps de la ville, il enveloppe chaque immeuble. La couleur du ciel est belle. C’est la troisième chose que je préfère après Dalila, et les étoiles.
Les rayons de soleil orangés embrassent les nuages roses, ce qui me rappelle la manière de Flo quand elle embrasse cette fille qu’elle aime, et quand elle lui chuchote près de ses lèvres :
« Tu es mon rayon de soleil »
Sa chérie sourit, et lui caresse le visage, comme lorsque les nuages se caressent entre eux.

C’est con, l’amour quand même.

Je prends ma guitare, et je joue quelques notes. C’est moche, car je n’ai jamais vraiment appris la guitare. (les tutos nuls sur YouTube, tu sais…)
Quand j’avais 9 ans, j’étais fan de Queen, comme mon père. Et je voulais jouer de la guitare comme lui ! Je pouvais passer plus d’une heure à regarder ses concerts, ses solos. Alors pour Noël, mes parents m’ont offert une guitare un peu trop grande pour moi, donc c’est mon frère qui m’a apprit quelques bases.
Mais un jour il s’est passé un truc et depuis je ne joue presque plus.

Une note par-ci une deuxième et troisième par là. Je me rends compte que ça fait une mélodie potable et plutôt cool, donc je répète toujours la même chose pendant 5 minutes.
Oulah, pendant que je gratte les cordes, je me sens mélancolique, nostalgique, t’sais ce sentiment bizarre et pas trop agréable, là. Je sens un truc humide monter sur le bord de mes yeux.

J’allume mon téléphone, et j’aperçois trois notifications :

  • (1) Facebook : Votre ami Jean a réagi votre vidéo : Comment allumer une cigarette en lâchant un pet à l’aide d’un briquet.
    (ouais, bon… Sans commentaire.)
  • (2) Nouveau message : Dalila « Désolée d’être partie si vite tout à l’heure. Je ne voulais pas te déranger plus. Tiens moi au courant si tu as du nouveau concernant Flo… Bisous. »  
  • (3) Messenger : Jim : « Hey 🙂 « 

Je n’hésite pas une seconde : j’appelle Jimmy.

« -Mec, tu tombes à pic. Je suis sur le toit, tu me rejoins ?
-J’apporte tacos !!
-Tu gères. »

Je me retourne en descendant du rebord de ma fenêtre pour constater l’état de ma chambre.
Comme dirait mon père: Ohlala c’est quoi, ce désastre, encore ?
Même si Jimmy est le mec le plus je m’en foutiste de (presque) TOUT, et que ça ne sert à rien que je range mes chaussettes sales alors qu’on va manger comme des gros sur mon toit, je n’ai pas trop envie que mon père débarque avec l’aspirateur, la serpillère, le balais, la planche à repasser en disant : « Ce n’est pas du tout le contexte approprié pour recevoir quelqu’un chez toi, Timothée, enfin… La honte, quoi, sérieux ! ».
En triant mes habits froissés en tas sur mon bureau pour la deuxième fois de l’année, je remarque sur mon étagère une petite boîte dont j’ignorais presque l’existence, à l’intérieur de laquelle se cache un petit papier. Un truc y est écrit.

Salut crapule,

Je t’ai vu fumer à l’arrêt de bus. (Promis, je ne dis rien aux parents si tu acceptes de les écouter, et de leur obéir quand ils te demandent de ranger ta chambre.)

Voici mon tout premier briquet, que j’ai utilisé pour ma première clope. Comme ça, tu penseras à moi, à chaque fois que tu en allumeras une. Du coup, j’espère que tu ne penseras pas trop à moi non plus, pense à vapoter avec modération, aussi.

On se reverra un jour.

La bise,

Ton bro’.

Je lis. Puis je relis encore, et encore plusieurs fois. J’ai l’impression que ce machin a été écrit juste tout à l’heure…
Comment est ce que j’ai pu oublier un tel machin ? C’était là, sous mon tas de bazar entassé sous un autre bazar. Pendant deux ans, j’avais dans ma chambre un mot, écrit sur un papier de la part de mon frère, avec en plus un objet à lui, un objet qui nous liait l’un à l’autre… Et je ne me rappelle même plus si j’avais lu ce bout de papier. Je me sens vraiment con, beaucoup trop con.

« On se reverra un jour »
Ce truc date de deux ans. Deux années, deux fois 365 jours. Je ne sais pas si tu t’en rends compte, mais en fait c’est long, deux ans… Je ne les avaient même pas vus passer. Mais c’est là, devant ce petit bout de papier, que j’ai l’impression que chaque minute devient un bout d’éternité.

Je continue à ranger, et la discussion que j’ai eu avec Raphaël cet après-midi me revient à l’esprit. En fait, je crois que je sais pourquoi je fume.
Mais je ne sais pas si c’est l’unique et seule raison. Bref, il faudrait que j’arrête de me casser la tête, moi…

Quinze minutes plus tard, Jim est déjà assit là, à côté de moi. Il sourit, mais c’est un sourire bizarre, tu vois. Alors j’ai envie de lui demander si il va mieux, patati et patata mais ça ne sert à rien, puisque il répondra toujours pareil :

« Ouais, tranquille et toi ? »

On se goinfre sans dire un mot, il me montre des vidéos débiles du style « essaye de ne pas rire » où des gens tombent, ou bien imitent des clips de Beyoncé déguisés en pizzas gonflables, ou avec des trucs chelous sur la tête…
Ce n’est même pas drôle, mais moi je suis mort de rire parce que le rire de Jim est aussi stupide que les vidéos.
Quand on a fini avec les vidéos « essaye de ne pas rire » (qui sont là pour te faire rire, en fait, donc le titre est vraiment pas cohérent je trouve.) ; un silence se prélasse, le temps qu’on finisse notre Coca.

On parle, on papote, de tout, de rien, du lycée, des profs, des trucs chiants avec ses parents, des trucs chiants avec sa copine numéro je ne sais plus exactement combien, puis il finit sa dernière bouchée de son tacos avec un bruit de déglutition dé-gueu-lasse, en me souriant avec de la salade entre les dents, et me demande dans un petit ricanement aigüe :

« Alors, avec Dalila ? Ça avance ou ça recule ? »


Chapitre suivant : « Dalila » / Chapitre précédent : « Entourage »

Résumé
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